Comment savoir si je suis en état de prendre le volant ?

Avant de prendre le volant, il faut prendre conscience de son état : plusieurs critères déterminent la capacité d’une personne à conduire en toute sécurité. Pour commencer, il faut être en bonne santé, sur le plan physique comme sur le plan psychique, avant de se lancer sur la route. L’enjeu est de taille, puisque la vie du conducteur et celle des éventuels passagers en dépendent ! Au moment de se présenter au code de la route, on sensibilise les jeunes à cette bonne habitude primordiale : réfléchir à ses réflexes à l'instant même où l'on envisage un trajet

Un conducteur en bonne santé avant tout !

Lorsqu’une personne cherchant à passer le Code de la route est victime d’une invalidité connue, elle doit fournir un formulaire Cerfa 02 accompagné d’une déclaration d’aptitude à la conduite pour prétendre au permis de conduire ensuite. Quand un conducteur déjà titulaire du permis rencontre des problèmes de santé importants, il doit réaliser un contrôle de sa propre initiative. Si le médecin officialise une incapacité à conduire, le préfet peut décider un retrait du permis B.

Une bonne vue ou une correction obligatoire

Afin de prendre le volant sans dispositif de correction, le conducteur doit avoir une moyenne de 5/10ème aux deux yeux. Un oeil peut avoir une note inférieure mais, si la moyenne des deux est supérieure à 5, il est toujours possible de conduire sans lentilles de contact ou lunettes. Dans le cas inverse, la vue doit être corrigée. Sur le permis, une mention additionnelle concernant le port de dispositifs de correction est présente pour les personnes touchées.

L’ouïe, un sens déterminant

Pour conduire dans de bonnes conditions, il faut théoriquement être en mesure de bien entendre, notamment parce que les avertisseurs sonores ne doivent pas être ignorés. D’une façon générale, on déconseille aux personnes ayant des problèmes importants d’audition de conduire. En parallèle, tout ce qui peut empêcher d’identifier les événements sur la route est à éviter : les oreillettes ou la musique poussée à un volume trop fort. Les oreillettes, les casques et les écouteurs sont interdits.

Attention à certains médicaments

Certains médicaments, utilisés fréquemment dans la vie courante, impliquent un risque de somnolence qui doit être connu des conducteurs. D’autres symptômes comme la perte de vigilance ou les nausées peuvent perturber la conduite. Ainsi, avant de se lancer sur la route, il faut regarder le pictogramme avec une voiture sur la boîte du traitement : s’il est rouge, pour un niveau 3, il est interdit de conduire. Pour des niveaux 1 ou 2 (jaune ou orange), il faut demander conseil au médecin ou au pharmacien.

L’alcool et la drogue sont à proscrire

La consommation d’alcool est autorisée mais fortement déconseillée aux conducteurs. De plus, la tolérance n’est que de 0,5 g d’alcool par litre de sang, ce qui correspond à deux verres environ. Pour une personne en permis probatoire, le seuil limite descend à 0,2 g/L de sang, soit une petite portion de boisson. La drogue, quant à elle, est tout simplement interdite et illégale, elle entraîne des sanctions importantes. Le mélange entre alcool et drogue est puni de façon encore plus sévère.

Attention à l’endormissement

Beaucoup de personnes s’endorment au volant. Les conséquences sont parfois graves et même dramatiques. Il faut toujours partir la tête reposée et, dès lors que le trajet demande du temps, il est impératif de prendre une pause dès que nécessaire. Au minimum, on s’arrête une demi-heure toutes les deux heures. Il faut bien s’alimenter et, si besoin, réaliser une petite sieste.

Être bien dans sa tête et dans son corps

Naturellement, il faut être bien dans son corps pour conduire. Prendre la route quand on est malade ou fiévreux est réellement dangereux. Parallèlement, les états de choc psychologique ou de détresse émotionnelle sont incompatibles avec la conduite. Pour être vigilant, il faut se consacrer entièrement à la conduite, ce qui est très difficile pour les personnes en dépression, par exemple. Sur le plan psychologique, il faut aussi savoir que le conducteur n’a pas à écouter les ordres de ses passagers, notamment s’ils demandent d’accélérer pour arriver plus vite. Seul le conducteur est maître de son véhicule !

Attention aux distractions

En voiture, avec le développement des technologies modernes, les sources de distraction sont très nombreuses. Toutefois, les conducteurs doivent savoir que l’usage du téléphone mobile est formellement interdit, notamment pour écrire des SMS — il s’agit d’une pratique trop courante et extrêmement dangereuse. De même, le GPS doit être réglé à l’avance et non au volant, à l’image de tous les autres dispositifs d’aide à la conduite (comme les applications mobiles). D’une façon générale, pour conduire, il faut être totalement concentré sur le trajet, ne pas avoir à se préoccuper d’autres détails (téléphone portable, réglage du GPS, soucis des passagers).